Rencontre avec Perrine Gourcuff Une bretonne sur les podiums
Février 2024 | Texte & interview : Basile Hemidy | Merci aux photographes qui ont contribué à l'article
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Voilà pas mal de temps qu'on regardait du coin de l'oeil le bodyboard féminin. On avait pris une claque en redécouvrant le surf sans concession de la brésilienne Isabela Sousa dans la vidéo Peninsula de Pride, en suivant un peu le tour mondial IBA, on avait été parfois scotché par l'engagement et la lecture de vague de la japonaise Sarih Ohara...Mais voilà, il y a encore très peu de rideuses à petite planche par chez nous en Finistère sud, et toujours aucune trace de la parole d'une bodyboardeuse sur Forward (shame on us).
Il se trouve qu’en octobre dernier (2023), on s'est rendu au Donnant Beach King à Belle-île qui inaugurait une catégorie Ondine, l'ambiance bon-enfant de l'évènement nous a permis de faire connaissance avec pas mal de riders et rideuses. On a donc profité du repas du samedi soir et d'être atablé aux cotés de la finistérienne habituée des compétitions Perrine Gourcuff, afin de lui demander si on pouvait lui poser quelques questions dans un futur proche. Elle a accepté, et en a profité pour gagner le contest le lendemain.
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Ça part ! Portrait de Perrine qui prend la route de sa série aux championnats de France 2023 à Biarritz. © WeCreative
1) Salut Perrine, ça fait déjà quelques temps que tu écumes les spots du Finistère nord, ton visage doit donc être familier pour certains, mais est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaisses pas ?
Je m’appelle Perrine Gourcuff, j'ai 42 ans, je suis originaire de Pont-L’Abbé et je vis à Brest désormais. Je suis professeure des écoles contractuelle, mais ayant mon BPJEPS surf je profite également des vacances scolaires pour donner des cours dans les écoles de surf du coin (Surfing Iroise au Conquet, ou Sweet Spot à Penfoul).
Je suis licenciée à l’Iroise Surf Club, ce petit club vraiment cool situé à Lampaul- Plouarzel (dont le président n’est autre que Morgan Le Quellec).
Je surfe habituellement les spots de la région brestoise, du Petit Minou jusqu’au Gouérou. J’aime aussi partir en Presqu’île de Crozon, ou l’hiver par grosse houle, du côté des Amiets, quand je sature du onshore brestois.
2) Ça fait combien de temps que tu as commencé le boogie désormais ? Comment tu t’es retrouvée à en faire ?
Étant bigoudène j’ai débuté par le surf à La Torche dans le milieu des années 90’s, je devais avoir 14 ans et je faisais du shortboard. Un peu plus tard, au lycée, à Quimper, j’ai fait la connaissance de Frédéric Quemener avec qui nous partagions la même « bande » d’amis. Le week-end on s’entassait dans une Renault 5 pour aller surfer les spots du côté de la Baie des Trépassées et d’Audierne. Ma planche de surf prenait clairement trop de place, dans ces convois 100% boogie. En plus on surfait des criques où les vagues étaient rapides et courtes, quand ce n’était pas des shorebreaks… donc un jour un ami m’a prêté sa planche en 42“ (je mesure 1,61m…) et là je découvre une nouvelle vision de la vague, au plus près du curl, des sensations aériennes… j’ai tout de suite accroché.
J’ai rapidement investi dans une planche plus adaptée à mon gabarit, une Manta 40“ Leila Ali (pro rideuse brésilienne). À l’époque c’était très difficile de trouver des tailles inférieures à 40“ dans les shops. Par comparaison, je surfe en 38“ et même en 37“ maintenant.
Ça score au Gouerou ! © F. Le Quellec
3) Si on ne se trompe pas, tu es la maman d’un petit Adam, qui commence également à glisser sur les vagues, ça se passe comment les sessions en famille ?
Adam a 7 ans, il va dans l’eau depuis qu’il sait tenir debout, voire même avant car je me souviens de surfer un joli Pen-Had au sixième mois de grossesse !
En tant que monitrice de surf, il n’est jamais loin de moi à s’amuser dans les vagues. Et puis son père/mon compagnon, Laurent, a découvert des vagues incroyables version Playmobil dans le secteur, donc le week-end c’est «The Search» spécial kid, et les bons jours il se retrouve à surfer des wedges parfaits à 40-50 cm avec Armel et Gwenolé (les enfants de Yves-Marie Le Fourn) ou Tom, le fils de Mathieu Zonzon. Tom c’est son « bro » avec qui ils ont prévu de partir surfer à Skeleton Bay dès qu’ils auront le permis. Ahaha !
Sinon il participe avec ses amis aux petites compétitions locales organisées pour les tous petits par le Minou Surf Club, et était particulièrement enthousiaste pour le Donnant Beach King auquel il a participé en scorant la reforme.
Adam et son père en plein check des conditions durant le Donnant Beach King & Queen à Belle-Île. © Jeremy Landrein
4) On te voit depuis pas mal de temps sur les contest, qu’est ce qui t’a donné envie de t’y mettre ?
J’ai débuté les compétitions en shortboard vers mes 14 ans, avec les filles du même âge qui surfaient avec moi la Torche : Charlotte et Rozenn. L’ambiance était fun, j’ai trouvé l’essai positif. Donc quand j‘ai commencé à passer quelques manœuvres en body, j’ai eu envie de renouveler cette expérience ! Le fait de faire de la compétition permet de rencontrer d’autres sportives, d’autres passionnées…et quand tu es licenciée dans un club, tu peux t‘impliquer dans la vie de celui-ci de différentes façons, et l’organisation de compétition en fait partie, alors plutôt que d’être juste bénévole sur un event, autant y participer ! Et de fil en aiguille après les challenges locaux, tu te retrouves aux compétitions nationales…
5) ...et puis ça permet de progresser.
Quand tu fais de la compétition, tu peux gagner certe, mais la défaite arrive toujours et c’est positif : ne pas être satisfait de toi t’incite à être plus rigoureux dans tes entraînements, à te fixer des objectifs: qu’est ce que tu peux faire pour améliorer telle manœuvre, ton style, repenser tes trajectoires… c’est grisant. La compétition t’enseigne la persévérance et la pugnacité, l’humilité, dont tu as besoin pour progresser, t’améliorer et rentrer tes manœuvres.
6) D’ailleurs tu es beaucoup sur les podiums, la boîte à médailles doit désormais déborder ! Ça a donné quoi ta saison 2023 ?
En 2023 l’année avait commencé par l’étape du Pride Breizh Bodyboard Tour au Gouérou (coupe de BZH) organisée par mon club. Entre le travail des bénévoles et les conditions parfaites, c’était un succès cette étape ! Je gagne la finale avec un total de 15,73 pts qui m’a bien motivé pour la suite du tour que je remporte.
Perrine en action lors du Pride BBT au Gouérou © Colin Leroy
Ensuite en avril, j’ai participé à la Coupe de France de Royan. J’étais descendue avec Lino (Perchoc) et Morgan (Le Quellec) de mon club et on avait décidé de faire du camping sauvage, j’étais en tente et eux dans le camion. C’était assez « rock n’ roll » de planter la Quechua à 3h du matin, derrière la dune, sous la pluie, le froid, les rafales de vent et les 6h de route dans les jambes. Du coup le jour de la compétition, la fatigue des mauvaises nuits s'accumule, et à l’eau je ne choisis pas les bonnes options dans des conditions vraiment pas faciles, je m’arrête dès le second tour malheureusement.
Puis en octobre, j’ai eu la chance de pouvoir participer au Donnant Beach King & Queen à Belle-Île. C’est hors circuit donc j’ y allais dans un esprit de découverte, en famille, mais c’était magique ! La météo, l’accueil des ilien(ne)s, les vagues… Un beau contest, de belles rencontres et une sacrée soirée. Avec l’ouverture cette année d’une catégorie « Queen », j’ai pu faire la connaissance des locales de Donnant : Amélie Le Donze, Sara Lo Voi, Sophie Le Garles et Sara Knobelspiess qui ont un solide engagement, au final je prends la première place devant Séverine Jaquemin du Tomahawk Surf Club.
Le girl gang au Donnant Beach King and Queen à Belle Île ! ©Jeremy Landrein
7) Puis vient les championnats de France à Biarritz ou tu finis 3ème dans de grosses conditions, raconte-nous !
Effectivement ayant remporté les Championnats de Bretagne au Gouérou en août, je me suis qualifié pour les championnats de France. Donc en novembre je pars à Biarritz pour les France, et toutes les meilleures françaises de la saison sont là. Sur la Grande Plage, les bulldozers et les pelleteuses aménagent des remparts de sable pour protéger le Casino et la ville de la submersion: la tempête Ciaran se rapproche et va rendre impraticable les conditions de surf, ce qui presse l’organisation de la compétition. Certaines disciplines sont annulées, comme le Longboard, mais le Bodyboard est heureusement maintenu pour clôturer l’event.
Toute la journée on a eu des conditions solides, je passe ma première série avec de bons rollos, de bons enchaînements, en scorant 14,53 pts, le meilleur total du tour 1, de quoi mettre en confiance. Je passe les tours suivants, le vent a bien forci et les vagues aussi. Les conditions sont rudes, les équipes et les compétiteurs se réfugient à l’intérieur du Casino. Entre les heats, on retire nos combis trempées et pleine de sable sur le parquet du «Caz’». En finale, il y a des gros murs et beaucoup de mouvements d’eau. Il y a un bon deux mètres et plus sur certaines séries. Quand on s’engage, il ne faut pas rater ses vagues, les assurer jusqu’ au bout, au risque de ne pas pouvoir se replacer au pic à la rame et de devoir sortir, courir sur la plage pour se remettre à l’eau par le Shining (gros rocher créant un courant-ascenceur tout au sud de la plage) pour repasser la barre. Durant le heat, j’exploite mal les vagues que je choisis et le chrono. Je termine troisième, comme l’année précédente, un peu déçue. Félicitations à Lisa Labadie du Pays Basque qui remporte le titre chez elle et aux finalistes, la vendéenne Manon Jarry et la Réunionaise Christelle Giust !
Perrine, sur la 3ème marche aux France cette année ! © Xavier Renaudin
8) Le tout avec une grosse team BZH pour motiver les troupes !
Au delà de la performance individuelle, participer aux Championnats de France, c’est aussi scorer en équipe pour représenter ta région. Et cette année la BZH a gagné beaucoup de titres, notamment en Bodyboard. Yann et Enzo obtiennent l’or en Open et Junior. Mes collocs, avec qui je suis descendue à Biarritz, Morgan et Victor, remportent respectivement la première place en Drop Knee et la troisième en Open ! Sans oublier les podiums des jeunes du Minou en Espoirs et ma troisième place en Ondine. Ça laisse des souvenirs fantastiques et une grande motivation pour la suite !
Grosse ambiance à Brest Biarritz ! © Xavier Renaudin
9) Et 2024 commence bien…
Effectivement, la Coupe de Bretagne organisée par L’Iroise Surf Club au Gouérou, le 6 et 7 janvier a marqué le début de la saison 2024. Je la démarre bien avec plus de 14 pts en finale et remporte la première place en Ondine devant Louise M., Servane C. et Séverine J. !
10) En dehors des contest, tu arrives à surfer un peu pour toi même ? Et tu as quelques filles avec qui tu partages les sessions ?
Toute petite, je passais énormément de temps à jouer dans les vagues comme tous les gamins. Ma mère raconte qu’elle voyait plus souvent mes pieds que ma tête hors de l’eau… Le bodyboard m’a juste permis de découvrir une façon plus intense de m’amuser avec l’océan, une énergie qui me canalise et me permet d’être en phase avec moi-même. J’essaie de surfer le plus souvent possible, peu importe les conditions, pour répondre à ce besoin.
Dans la région brestoise, il y a un gros enthousiasme pour le bodyboard depuis les 90’s, il y a une vraie « scène » boogie qui a réussi à se développer et à perpétuer au cours des générations, et il y a de plus en plus de jeunes à pratiquer, voire même de très jeunes… on est aussi quelques filles. Il y a Louise Morvan, Servane Craveur, Marilyne Bleunven, Amélie, Séverine Jacquemin et Camille Dubrana, qui sort de plus en plus souvent son boogie… C’est toujours un plaisir de se croiser sur les spots, de se rencarder sur les sessions du quartier ou juste passer du bon temps avec elles !
Perrine à Donnant © Jeremy Landrein
11) Il est parfois compliqué de “s’imposer” au peak les premières années, encore plus quand on est une femme dans un milieu de la glisse encore très masculin, comment ça s’est passé pour toi ?
À l’époque dans les 90's on visionnait des VHS incluant régulièrement des séquences féminines, c’était les vidéos hawaïennes et californiennes comme les « Riders of Tubes » ou « The Inside ». On y voyait des gars comme Eppo, Guilherme Tamega, Chad Barba, Jay Reale, Many Vargas, Mike Stewart, Paul Roach, Fred Booth….. mais aussi des rideuses surfer avec style et engagement comme Claudia Ferrari, Leila Ali, Stephanie Pettersen,Daniela Freitas, Vicky Gleason, Mariana Nogueira, Karla Costa Taylor ou Neymarah Carvalho (je pense notamment à la vidéo du Hoff Pro 1996 à St-Leu). Surfer m’a donc semblé être une évidence pour l’adolescente de 16 ans que j’étais, mais aussi pour les personnes avec qui je ridais.
La women-part dans la vidéo The Inside (à partir de 55min 08sec)
C’est impossible d’ignorer que les sports de glisse comme le surf et le bodyboard sont compétitifs (il faut batailler pour avoir ses vagues, la priorité…) et à dominante masculine. Mais les choses bougent doucement dans le bon sens. S’il y a pu y avoir des tensions, elles restent anecdotiques par rapport au plaisir de surfer et tout ce que m’apporte le boogie.
On parle d'engagement ? Leila Ali en pleine démonstration !
12) Tu as des sponsors qui t’aident ? Tu en cherches ou pas du tout ? D’ailleurs c’est assez rare pour le signaler, surtout quand on a de beaux résultats en compétition comme toi, mais on a remarqué que tu n’étais pas du tout présente sur les réseaux sociaux (les riders profitant souvent d’Instagram pour promouvoir leur pratique et mettre en avant leurs sponsors).
Jusqu’à présent je ne suis jamais rentrée dans une démarche de recherche de sponsoring. Surfant avant tout pour mon plaisir, plus que pour la performance de la compétition, même si j’aime cela et souhaite continuer. Je n’ai donc pas de sponsor mais c’est vrai qu’un soutien matériel ou autre permettrait de m’accompagner dans mes projets sportifs ! Quant aux réseaux sociaux à vrai dire, j’ai dû décrocher après MySpace (pour ceux qui s’en souviennent !). Mais c’est vrai qu’Instagram offre un format intéressant pour les athlètes, je pourrais y créer un compte.
Perrine, home sweet home bien encagoulée ! © Greg R
13) En 2023 on a vu plusieurs bodyboardeuses très influentes (Isabella Sousa 5x championne du monde - ainsi que la japonaise Ayaka Suzuki, championne du monde également) décider de ne plus suivre sur le tour mondial dénonçant le fait qu’elle se retrouvait quasi tout le temps à être jugée lorsque les vagues étaient les moins bien afin de laisser la priorité aux garçons. C’est un geste fort de leur part, tu en penses quoi ?
J’ai cru comprendre qu’Isabella était en désaccord avec la direction de compétition de l’IBC, notamment au niveau du jugement. Si elle ressentait de l’injustice, elle a eu raison de partir, c’est un acte courageux, étant la rideuse la plus talentueuse et médiatisée, son geste a eu encore plus de résonance. Ayaka, il me semble, a aussi mis de côté le tour car elle était enceinte.
La déclaration d'Isabela Sousa dans son intégralité
C’est vrai qu’il reste beaucoup à faire encore pour plus d’égalité sur le Tour entre les hommes et les femmes (prize money, les conditions de compétition… ). En tout cas c’est dommage de ne plus avoir les étapes à Pipeline, Arica et aux Canaries pour les filles…Il y a quand même du positif, c’est l’ouverture d’une catégorie Ondine en Junior depuis deux ans où on a pu découvrir les prometteuses Luna Hardman et Aarya Tabalno, entre autres.
14) Comment ressens-tu la chose à ta petite échelle régionale/nationale ? Tu as l’impression que les fédérations locales prennent un peu plus en compte les catégories féminines ou que ça ne bouge pas du tout ?
À mon échelle, je n’ai pas le sentiment d’être lésée au niveau des conditions sur les compétitions. On nous demande même à quel moment on souhaite passer sur les compètes locales. Il y a de plus en plus de femmes juges, au niveau régional et national. À la ligue de Bretagne, au niveau de l’équipe de direction, sur 5 postes occupés, deux le sont par Aurélie Kiefer (Vice-Présidente) et Gaëlle Prost (Secrétaire Général). Il y aussi Camille Dubrana qui est agent de développement Parasurf, et membre de la commission Bodyboard. Les choses bougent tranquillement dans la bonne direction.
Petite session aux Amiets ! © Jeremy Landrein
15) D’ailleurs de ton côté, tu regardes un peu le tour mondial ? Y a-t-il des rideuses que tu aimes ou qui t’inspires ?
Peu importe le genre, j’ai beaucoup de noms de riders suivant ou ayant suivi le tour qui me viennent en tête pour leur flow, leur style, leur engagement, leur génie comme Isabela Sousa, Pierre-Louis Costes, Amaury Lavernhe, Tanner McDaniel, Liam Lucas, Mike Stewart, Ben Player, Thomas Robinson ou Nick Gornall…
En 2023, chez les femmes, c’est Sari Ohara qui a remporté le tour en succédant à Isabela Sousa en 2022. Ce sont deux rideuses incroyables, avec Ayaka Susuki, qui ont un surf très technique. Avec la maîtrise de ses manœuvres aériennes, Isabella a tellement repoussé les limites. L’engagement d’Alexandra Rinder ou de Paloma Freygang et leur radicalité sur les dalles Canariennes ou Chilliennes, dans le gros, est impressionnant. Il y a aussi la portugaise Joana Schenker…
Isabela, repoussant les limites sur un wedge bresilien
Pour te dire je surfe le pro model d’Ayaka Susuki, chez Science en 3 tailles différentes (37,5“, 38“ et 39“) en crescent et bat tail. C’est tellement cool et inhabituel d’avoir sorti un pro model féminin en bat tail et en petite taille ! Acheter des pros models de rideuse c’est aussi supporter la scène, et mettre une pièce dans la machine, pour qu’elles aient plus de visibilité et soient plus nombreuses !
16) Et plus localement, qu’en est-il de la relève bretonne et française ? Tu sens que ça bouge un peu chez les filles ? Il y a des rideuses à suivre de prêt ?
Héloise Bourroux, Anne-Cécile Lacoste, Roxane Bonet sont des filles qui avaient fait de grosses performances sur le Tour, en le suivant, il y a quelques années. Il y a Lisa Labadie, la championne de France actuelle, qui après les étapes de Gran Canaria et Carcavelos occupe la 4ème place au classement général de l’ETB (European Tour of Bodyboard).
En espoirs, il y a Mathilde Coudeyrat, Manon Jarry, et Emie Padois, qui ont un avenir prometteur.
Ici, en Bretagne, avec l’arrivée de Servane Craveur en Ondine Open, il n’y a plus de compétitrice en Espoirs à l’heure actuelle. C’est dommage car l’étape de la Salie Pro, en France, offre un tremplin aux Espoirs qui peuvent suivre une étape mondiale et se confronter aux meilleur(e)s. En Open, nous n’avons pas cette opportunité.
17) Et pour finir, 2024 s’annonce comment pour toi ? Tu as des trips ou des objectifs de résultats en ligne de mire ?
En 2024 je vais surfer le plus possible et suivre les étapes régionales et nationales. J’aimerais me qualifier aux Championnats de France et améliorer ma performance
de l’année dernière. J’aimerais aussi participer à l’étape du Sintra Pro, qui aura lieu début septembre 2024 au Portugal, et à l’ETB Gran Canaria Pro, fin septembre début octobre.
Un grand merci Perrine pour toutes ces réponses, on te souhaite plein de bonnes sessions (en famille ou non!) et une belle récolte de médailles pour 2024. Et on vous laisse avec le montage vidéo que Perrine vient de réaliser en exclu pour Forward, avec les quelques belles images qu'elle avait sous la main !
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Février 2024 | Texte & interview : Basile Hemidy | Merci aux photographes qui ont contribué à l'article
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