Mojo Man Ou l’incroyable hiver 2025/2026 de Michel, session choisie.
Texte par Jeremy Landrein et Basile Hemidy| Photos © Jeremy Landrein

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On dit parfois qu’il suffit d’une vague pour rentabiliser une session, mais une session suffirait-elle à gagner un hiver? De mon côté (ici Jerem’), mon nouveau costume de “cuistot-slash-entrepreneur” ne laissa que peu de place à la chasse aux vagues, et fit de cette saison hivernale 2025/26 l’une des plus pauvres depuis longtemps, aussi bien en scoring, qu’en clichés souvenirs dans le disque dur. 

Depuis mes premières sessions à l’adolescence, j’ai toujours trouvé une petite place pour mon appareil photo dans mon boogie-bag, et avant d’enfiler ou de retirer la combar’, prendre quelques photos pour immortaliser ces trop rares moments, où mes rêves de vagues parfaites sur mes spots préférés deviennent réalités (ou presque…)! 

Mais voilà, tellement occupé derrière mon plan de travail, que j’aurais mieux fait de prêter mon boîtier à notre cher Michel (Mickael Merrien). Autrefois l’un des principaux activistes photos derrière le Forward Krew, il a peu à peu délaissé son caisson étanche pour des fusils de chasse sous-marine et une petite embarcation, afin entre-autre, de traquer le thon rouge sur nos zones côtières. 

Ranger l’Canon ne veut pas dire oublier le boogie, de ce côté là on peut dire que celui de Mick n’est pas resté prendre la poussière ces derniers mois. Cet hiver il a eu le modjo, quoi qu’à ce niveau là c’est carrément le Mana. C’est sûr, Mickael est béni des dieux: le bougre à enchaîné les sessions parfaites du Nord au Sud de la Bretagne, capable en 3 jours de cocher les conditions de zinzins sur tous les spots qu’on adule, où l’on aurait rêvé d’y tremper les palmes rien qu’une fois dans l’année. Des braquages en règle, souvent seul ou avec une poignée de copains, mais sans photos souvenirs à nous partager, à notre plus grand désespoir. “C’est dans la tête”, la sienne uniquement pour le coup.

À défaut de surfer, de mon côté j’ai rongé mon frein sur windguru comme tout bon bodyboardeur frustré qui se respecte, et un beau jour, alors que j’avais repéré cette magnifique fenêtre au milieu des nombreuses perturbations du quotidien hivernal breton, je reçois un appel de Mick pour me proposer une expédition comme on les aime. Et pour une fois, alléluia JE SUIS DISPONIBLE! Mick, bien équipé, met les petits plats dans les grands et propose de mettre le Zod’ à l’eau. C’est donc acté, je prépare tout le matos de boogie, un petit coup de poliche sur le Canon, je charge les batteries/décharge les cartes mémoire, et je prendrais la route après mon service du soir pour arriver tard dans la nuit au point de ralliement. La fatigue de la semaine ayant eu raison de moi, je m’endors sur une bonne vieille aire de repos de la N165, mais je n’oublie pas de mettre un réveil pour rejoindre Mick et son attelage en temps et en heure. À l'arrivée, il fait nuit, il fait froid, mais les étoiles sont là et le vent est dans le bon sens. Ça sent bon, l’excitation est palpable, on ne traîne pas à mettre le bateau à l’eau.

À l’approche du line up, l’on comprend que cette matinée va être spéciale. Il fait encore sombre mais la vague se dessine comme un tableau psychédélique dans les premières lueurs du jour. Épuisé par la semaine de taf et captivé par le spectacle de ces masses lisses et liquides traversées par les premiers rayons du soleil, je décide de rester au mouillage observer la vague et les premiers instants de glisse. L’occasion pour moi de sortir enfin l’appareil photo et d’immortaliser le cliché dont j’ai toujours rêvé.

Les mouvements d’eau n’aidant pas, la toute première partie de session est compliquée derrière l’objectif. J’hésite plusieurs fois à abandonner et rejoindre Mick au line up, jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’est pas seul, Germain, Paul, Valentin… ont été déposé comme par magie au pet, et ça commence à enchainer les bombes. C’est décidé ma place est et restera sur le pneumatique à shooter tout ce qui bouge. Après quelques manœuvres avec le bateau me voilà dans l’axe du tube, prêt à shooter la plus belle session de l’année, de celles qui resteront à jamais gravées.

Nous sommes désormais en mai et l’hiver est bel et bien derrière nous, malgré que les copains aient bien scoré de leurs côtés, il n’y aura pas de best-of sur Forward cette année. Merci Michel de m’avoir convié à l’apothéose de ton incroyable saison de ride. Pour ma part, je n’aurai pas gagné l’hiver de ma vie niveau ride, mais j’ai sans doute eu le plus beau des lots de consolation avec cette incroyable session : Des visions de vagues parfaites, au pays, en petit comité, de quoi continuer à rêver encore longtemps de barrels psychés qui déroulent sans fin dans la nuit.

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Texte par Jeremy Landrein et Basile Hemidy| Photos © Jeremy Landrein

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