Rencontre avec Sacha Panou & Paol Roudaut. De l'Odyssée-Surf à la création de Granit Magazine.
Octobre 2024 | Texte & interview : Basile Hemidy | Merci aux photographes qui ont contribué à l'article

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Il y a maintenant quelques mois que l’algorithme de Youtube a bien voulu dévoiler sur nos écrans le nom de “L’odyssée-surf” en nous partageant leurs vidéos des belles sessions finistériennes qu’est “Tides Hunter”. Au bout des 19 minutes d’images de rides entrecoupées de portraits de types heureux dans leurs cagoules - le tout monté par Paol et Sacha de façon simple, fun, et spontanée - on s’était contenté d’un simple “super cool ça !”, sans faire l’effort d’approfondir sur les auteurs.

Mais voilà qu’en septembre l’algorithme refait des siennes, sur Instagram cette fois-ci, et nous procure un petit frisson dans le bas du dos en dévoilant la couverture d’un visiblement nouveau magazine de bodyboard breton, Granit. Surprise, c’est encore L’odyssée Surf qui est à la manoeuvre.

Et quel plaisir en empoignant nos pelles pour creuser le sujet de découvrir ces deux jeunes gars du nord-finistère, tout juste 20 ans, riders acharnés et passionnés, qui dans leurs précédentes vidéos embarquent dans un voilier de 7m pour surfer les îles du Ponant, ou traverse la manche en ferry avec leurs vélos et leurs body pour chasser les vagues chez nos cousins anglais.

L’aventure dans son plus simple appareil, où le point de chute n’est pas l’unique but du voyage, et dont le cheminement tout entier permet de grandir, d’apprendre sur soi et sur les autres. L’aventure comme une Odyssée.

Grandir par le voyage, mais aussi par la création de projets. Puisque après plusieurs périples, ils se lancent dans la création d’un magazine de bodyboard. Ni Emglev, ni Slab, mais Granit. À leur image, simple, curieux, breton, authentique. Un premier numéro qui n’annonce pas forcément un deuxième, mais un premier numéro tout de même, pour l’amour de la glisse et le plaisir d’apprendre à faire.

Alors il était évident qu’on devait leur filer la parole sur Forward. Découvrir qui ils sont, ce qui les anime, qu’ils nous racontent leurs pérégrinations passées et futures, et nous fassent découvrir ce premier numéro de Granit dont la sortie officielle est dans quelques jours.



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1. Salut Sacha, salut Paol, tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à nos questions, est-ce que vous pouvez vous présenter pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas ?

Paol. Salut les gars, moi c’est Paol Roudaut, j’ai 20 ans, je viens de Lampaul-Plouarzel dans le Finistère Nord, et je surf un petit peu partout dans le Finistère. Je suis en étude de communication à Lannion, et je viens de partir en Irlande pour une année afin d’apprendre le graphisme et le design. C’est la première fois que je me fais interviewer, je ne sais pas ce que ça va donner, mais je vais faire de mon mieux !
Sacha. Moi c’est Sacha Panou, j’ai 21 ans, je viens également de Lampaul-Plouarzel. J’ai fait un an en fac de sports, puis un an de césure pour réaliser des voyages, notamment Lampaul jusqu'au Cap Nord en Norvège à vélo (!), et en ce moment je passe le diplôme de moniteur de surf à Quiberon. Je ride principalement au Gouerou depuis tout petit, vu que c’est le spot parfait pour le boogie !

Portraits de Paol (à gauche), et Sacha (à droite), tirés de leur vidéo en Cornouaille anglaise.


Une dernière vague sur la belle Annaëlle avant que ce soit trop bas, même si les cailloux dépassent déjà | © Morgan Le Quellec



Reverse re-entry de Paol lors du Bretagne Bodyboard Tour au Gouerou, les conditions étaient superbes ce jour là. | © Colin Leroy


2. Ça fait longtemps que vous vous connaissez ?

Paol. Je ne sais même plus quand on s’est rencontré, nos parents sont potes depuis qu’on est tout petits, puis plus tard on a commencé à faire du body tous ensemble, lui et son frère, et moi et mon frère.
Sacha. On ne se sait plus parce qu’on était trop jeunes en fait ! Nos parents venaient d’arriver dans le même village et sont devenus copains, donc depuis qu’on est né on se connait avec Paol. Les Roudaut ça a toujours été notre deuxième famille. D’ailleurs c’est dingue, pour l'anecdote, le premier mot qu’à prononcé Paol quand il était bébé c’est mon prénom, même si ça devait plus ressembler à un truc du genre “Cha-cha” à ce moment-là !

"2015 - À 12 ans, 2 petit jeunes avec des palmes de piscine se découvrent peu à peu une passion pour le bodyboard" - "On ne se souvient pas de cette photo pour être honnête, mais on peut voir qu'on était déjà bien équiper ! Je suis sûr que les vagues derrière devaient être grave... | © Mathilde Pitel-Roudaut


3. Ensemble il y a quelques années vous avez créé la chaîne Youtube “L’Odyssée Surf”, d’où est venu cette envie de monter ce projet ? Et vous avez récemment “officialisé” la chose en devenant finalement une association si je ne me trompe pas.

Paol. C’était il y a 3 ou 4 ans, il me semble que j’avais 16 ans à l’époque. On voulait un peu d’aventures, sortir de notre zone de confort en faisant des petits trips surf à gauche à droite, et on aimait bien le support vidéo, donc on s’est dit pourquoi pas documenter ce genre de voyages, et on a créé “L’Odyssée Surf”. On s’était un peu cassé la tête pour trouver le nom, mais finalement on est vite revenu à la simplicité.
Sacha. De mon côté, l'inspiration est venue à force de regarder en boucle les séries “Lost in the swell”, je les connais par coeur, rien qu’en entendant les musiques je sais de quel épisode il s’agit ! J'ai donc rapidement eu envie de monter un projet de micro-aventures, et j’avais une chaîne Youtube avec le frère de Paol sur laquelle on se filmait à faire du dessin et des graff, alors tout ça s’est fait assez naturellement.
Paol. Et effectivement depuis cet été l'Odyssée Surf est devenue une association car pour le projet de magazine (voir suite de l’itw) on avait besoin d’avoir un compte bancaire pour faire des entrées et sorties d'argent légalement, autrement qu’avec nos comptes personnels. Par le passé on avait financé nos voyages en vendant des crêpes au porte à porte, ça avait super bien fonctionné mais c’était au black, cette fois ci on ne pouvait pas financer un mag’ avec des crêpes !
Sacha. C’était un peu la suite logique de devenir une asso “loi 1901” (association à but non lucratif) puisque ça allait nous faciliter la chose pour d'éventuels partenariats, subventions etc

"Découverte d'un nouveau spot pour nous à coté de la maison, et rencontre avec le seul local du coin, un animal à quatre pattes poilu"


4. Vous avez déjà filmé quelques chouettes périples d’ailleurs j’ai l'impression !

Paol. On avait déjà fait des petites excursions à vélo à la journée ou au week-end pour des compétitions de body, mais la toute première fois qu’on a pris le vélo avec les remorques c’était pour aller en côte Nord surfer Annaëlle où nous avions planté la tente 3-4 jours et avions eu de belles images. C’était pas loin mais c’était une super première expérience ! Un des beaux trip c’était Lampaul jusqu'au Phare d’Eckmül à vélo, en longeant toute la côte finistérienne. On était complètement surchargés, on avait les surfs et beaucoup trop de nourriture. Puis on est parti dix jours avec le voilier de mon papy, avec pour projet d’apprendre la voile et de surfer sur les îles de Bretagne sud. C’était super chouette et on avait eu des vagues. J’ai bien envie de retenter l’expérience afin d’apprendre à devenir autonome sur un voilier, mais Sacha, lui, a le mal de mer, et tout est plus compliqué quand on a le mal de mer !
Sacha. Paol a bien résumé nos périples, au début on a fait des mini-excursions parce qu’avec les études et le reste c’était rare d’avoir les mêmes vacances. Les premiers trips étaient vraiment pas loin de chez nous, mais c’était un début et ça nous a bien fait kiffer. L’automne dernier, on est aussi parti une semaine à vélo en Cornouaille anglaise.
Paol. En plus de ces trips, on a aussi eu un projet video de boogie “Tides Hunter”, où plutôt que nous filmer nous, on voulait mettre en avant un éventail de riders bretons. On désirait en filmer beaucoup plus à la base, mais on n’a pas vraiment réussi à aller au bout de l’idée qu’on avait, ça nous demandait beaucoup trop de vidéos et donc de temps derrièrre la caméra. Et qui dit filmer dit ne pas être à l’eau… C’est Sacha qui s’est beaucoup sacrifié pour capturer les images, et sur de très bonnes sessions ça peut être hyper frustrant.

"Petit aperçu de l'organisation de notre cariole lors de notre Finis'tour en 2020..."


"Première nuit à la belle étoile pendant notre Finis'tour du coté de Crozon. Quand on s'est réveillé le matin on pensait être les premiers sur le spot..."

5. Comment vous choisissez vos destinations ? Par exemple en découvrant votre vidéo sur la Cornouaille anglaise on s’est tout de suite dit “ok les gars sont chauds” ! Entre le vent, l’humidité, la côte ultra-découpée, qu’est-ce qui vous a poussé à aller là-bas ? En prime vous avez dû affronter les éléments une fois sur place…


Sacha. Oui on est tombé en pleine tempête Ciaran, autant dire que ce fut épique ! C’était quasiment plus du cerf-volant que du vélo et du surf. On a dû se mettre à l’eau seulement 3 fois en une semaine, mais c’était marrant quand même ! À la base on avait choisi la destination parce qu’on avait maximum 10 jours en commun, la Cornouaille anglaise n’était pas loin, les billets de ferry n’étaient pas chers, et on savait que ça pouvait être un bon endroit pour s’assurer d’avoir des vagues à cette période. Et effectivement on a eu 12m de houles et 115 noeuds de vent (rire). Une vraie galère à pédaler dans ces conditions, et il a fait méga froid la nuit, ça a été un sacré test pour la suite.
Paol. Sacha avait rencontré Ian (Campbell - bodyboarders sud-africain champion du monde de bodyboard 2017) au “Bodyboard Clinic” (évènements bodyboard organisés tous les ans par le club “Surfing des Abers" des bodyboardeurs pro sont invités) et qui habite en Cornouaille anglaise, et Ian nous avait conforté dans notre idée. On est donc parti en octobre 2023, bien équipés cette fois-ci. Sacha lui rentrait juste de son périple en Cap Nord et avait les mollets blindés. De la pluie était prévue donc on s’était préparé mentallement à être mouillés : "c'est que 7 jours de toutes manières!". On pouvait aussi dormir chez l’habitant grâce à une appli de randonneurs à vélo, c’est ce qu’on a fait la nuit de la tempête. On a seulement réussi à avoir deux bonnes sessions sur un wedge, mais la meilleure n'a pas été filmé pour pouvoir en profiter un maximum. Ce trip nous a permis de voir les limites du voyage à vélo, où certes on est autonomes mais pas aussi rapides qu’en voiture quand on veut aller surfer. Les aller-retours entre plusieurs spots distant de plusieurs kilomètres juste pour checker, re-checker, pour au final ne pas aller dans l’eau, c’était parfois usant. Mais c’était un bon test pour d’autres projets à venir, aussi bien au niveau du matériel que du mental. Le vélo c’est un moyen de transport qui nous plait, et qu’à ce moment-là on pensait déjà à un futur périple en Irlande.

"Lever de soleil en Cornouaille anglaise après une pluvieuse et affreuse nuit en tente, dans un décor qui fait penser à une prochaine destination..."


6. Du voilier au vélo, y’a des riders ou autres dont les voyages ou le mode de déplacement vous ont inspiré ? C’est par convictions environnementales ou juste pour l’aventure ?

Sacha. Comme je disais plus haut, les gars de Lost in The Swell nous ont bien inspiré, mais aussi des gars comme Torren Martyn qui fait des trucs de malade, et ses films donnent sacrément envie (vous pouvez checker son périple d’un an en voilier sur la côte indonésienne), ou des films comme Corner of the earth de Spencer Froster dont le surf-trip se passe dans le Kamchatka Russe, les images sont oufs. Ce n'est pas vraiment le mode de déplacement qui compte pour moi, c’est plus côté aventure. Le mieux étant de trouver le meilleur moyen voyager sans trop galérer pour aller surfer. Et pas trop cher aussi c’est bien ! Donc le vélo on trouve ça pratique, en tout cas pour le moment, mais on a aussi envie de tester plein d’autres trucs, la liste est longue !
Paol. Plus simplement, à la base on était pas majeurs, et on avait pas d’argent, donc le vélo c’était ce qu’il y avait de mieux et de plus accessible pour nous. Mais oui, c’est eco-friendly et c’est tant mieux !
À gauche : "Vent favorable sous spi en Bretagne sud avec Sacha tout sourire en été 2023 | © Kevin Larour
À droite : "Paol qui profite de la vitesse surprenante d'Enez Koantig sous spi" | © Sacha Panou


7. Puis arrive ce magazine “Granit” dont vous deviez mûrir l’idée depuis un moment et qui sort cet automne…

Paol. C’est en faisant notre vidéo “Tides Hunter” que l’idée est venue de faire un magazine. Mel, la trésorière de l’Iroise Suf Club avait ramené des anciens magazines de bodyboard à l’assemblée générale du club, j’avais trouvé ça trop bien car je n'en avais jamais eu chez moi ! Avec Sacha on s’est dit “mais pourquoi on ferait pas un mag ?!”. Pour moi ça avait du sens puisque c’est en lien avec mes études de graphisme et de communication. Pendant mes cours j’ai déjà dû créer un magazine pour des projets fictifs, alors je voyais la marche à suivre. On a cherché le nom, et on a trouvé que “Granit” cochait pas mal de cases : c’était à la fois la pierre bretonne sur laquelle on se défonce les pieds et on arrache nos combis, et en même temps ça sonnait bien !
Sacha. Au printemps de cette année, Paol était en étude de com’ à Lannion, moi j’étais bloqué en Bretagne pendant un an pour pouvoir passer mon diplôme de moniteur de surf, donc on s’est dit que c’était le moment idéal pour faire un magazine. Et puis oui Paol avait appris à manier les logiciels nécessaires via ses études, il est devenu monstrueux sur le sujet, dès qu’il me parle en terme technique je ne comprends rien. Tout s’alignait, et puis ça lui fait une ligne en plus dans son CV, alors let’s go !



8. Vous pouvez nous présenter brièvement le projet ?

Sacha. C’est un magazine de 52 pages, 100% bodyboard, 100% pur beurre, demi-sel hein. On voulait vraiment commencer par parler d’un sujet qu’on maîtrisait, alors pour le premier numéro pas de surf-foil en Australie (rire). On souhaitait faire un projet qui nous ressemble, pour la communauté qui nous entoure : les bodyboardeurs bretons ! Et puis ça facilite la chose pour les vendre !
Paol. On voulait faire 64 pages, mais c'était beaucoup et ça nous coûtait trop cher à l’impression. On va imprimer ça à Brest chez Ouestelio, en circuit court et c’est très bien comme ça. On veut faire un bel objet, avec une couverture cartonnée, une jolie reliure etc. L’impression n’a pas encore été faite, on a hâte de voir le résultat et j’espère vraiment que ça nous plaira. Moi jusque là je suis super content de ce qu’on a fait, c’est vraiment un beau projet !



9. Et que va-t-on découvrir au sommaire de ce premier numéro de Granit ?

Paol. Dans ce premier numéro, on dit premier mais on ne sait même pas si on fera un deuxième, on dresse un portrait du bodyboard breton type, il y a un article sur l’Annaëlle Challenge, un article sur la pollution de l’eau et des plages en Bretagne, un test de matériel, un portfolio de sessions “mémorables”, un article sur le D.K parce qu’on trouvait important d’en parler, et puis plein de petite blagues qui nous font rire Sacha et moi.
Sacha. On a décidé de laisser beaucoup de place aux photos, donc on a fait le maximum pour choper des photos de qualité. C’est assez rare pour le signaler maintenant qu’il y a les réseaux sociaux, mais je crois qu’on a pas mal de photos inédites dans le mag’, avec des spots dont très peu d’images étaient sorties. On a aussi des intervenants de qualité sur les interviews notamment sur l’article traitant de la pollution de l’eau en Bretagne. Je crois qu’on a réussi à faire un truc vivant et quali’!



10. On immagine que vous avez dû vous entourer pour trouver du contenu et mener le projet au bout, vous souhaitez remercier du monde ?

Paol. À la base on était deux sur le projet, et on s’est occupé du graphisme et design nous-même sur mon ordi de façon simple et sobre. Mais évidemment pour le contenu, on n’avait ni photos ni articles, donc on a fait appel à pleins de photographes qui ont été super sympas et hyper généreux de bien vouloir nous envoyer leur photos, gratuitement en plus car à ce moment là nous avions vraiment zéro budget. On a aussi contacté plein de riders pour avoir des témoignages, parce qu’on avait envie que ça représente la scène bretonne. Alors évidemment on vient du nord-finistère et ça se ressent dans le contenu, mais on souhaitait parler a toute la Bretagne.
Sacha. Comme on est une toute jeune asso, on ne pouvait rémunérer personne. On avait envoyé des messages à plein de photographes qu’on aimait bien, on a pris quelques vents évidemment, mais on a eu beaucoup de réponses positives de photographes qui ont été hyper réactifs, sans eux il n’y aurait rien eu. J'ai trouvé expérience hyper enrichissante, ça nous a pris du temps, mais on a appris plein de choses, et on s'est fait plein de nouveaux contacts. On ne sait pas encore s' il y aura un numéro 2, mais si la motivation est là pourquoi pas !
Paol & Sacha En tout cas on remercie vraiment hyper fort les photographes et ceux qui se sont investi dans le projet, notamment Jean marc Le Hir, Laurent Bourdier, Picat Laurent, Sébastien Delaunay, Léo Panou, Morgan Le Quellec, Grégory Mignard, Iain Campbell, Xavier Andrieux, Gwen Renambot, Yann Salaun…et sûrement d’autres qu’on oublie probablement.



11. Un grand merci à vous deux d’avoir pris le temps de nous répondre, on a super hâte d’avoir le mag entre nos mains, et puis de découvrir la suite de vos aventures ! Pour conclure, c’est quoi vos projets pour 2025 ?

Paol. Merci Forward ! Et bien déjà au printemps prochain ça va être de profiter que je sois en Irlande cette année pour faire un périple ici à vélo d’environ deux semaines , avec nos planches et tout le matos qu’on avait déjà en Cornouaille anglaise. Maintenant qu'on sait qu’on a la peau étanche ! (rire)
Sacha. Déjà c’est de finir pour de bon mag’ là (rire). Et puis oui, au printemps 2025 partir en Irlande en vélo, je viens d’ailleurs de prendre mon billet de ferry aller. Il risque de faire un peu froid, et on va manger de la pluie, mais ça fait vraiment longtemps qu’à titre personnel j’ai envie de faire ça. Irlande et vélo ça va forcément matcher, et puis ça sera sûrement de belles rencontres. Donc là je suis déjà un peu fou en train de regarder les cartes et de placer des points gps partout !

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• Vous souhaitez précommander le premier numéro de Granit Magazine, c'est par là :
https://www.helloasso.com/associations/l-odyssee-surf/boutiques/granit-surf-bodyboard-mag-l-odyssee-surf

• Vous souhaitez suivre les aventures de Sacha et Paol, c'est par là :
=> Insta : @lodyssee_surf
=> Leur chaine Youtube : https://www.youtube.com/@lodysseesurf


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Octobre 2024 | Texte & interview : Basile Hemidy | Merci aux photographes qui ont contribué à l'article

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